Un Bootcamp de patate!

Nous cherchons au Québec un territoire agricole, forestier ou mixte où implanter un centre de stages, d’expérimentation et de valorisation en agriculture, foresterie et vie animale, accompagné d’un sanctuaire canin consacré principalement aux chiens de travail.

Ce que nous cherchons, ce n’est pas une ferme parfaite. Au contraire. Nous cherchons un territoire difficile, diversifié et renouvelable, capable de confronter les connaissances des étudiants à la réalité avant que leurs décisions aient des conséquences sur leur propre entreprise, leur employeur ou le patrimoine d’une famille.

TL;DR

Nous cherchons une personne, une famille ou un organisme prêt à donner, prêter, partager, léguer ou mettre gratuitement à disposition à long terme un territoire agricole, forestier ou mixte.

Le Bootcamp n’est ni une ferme-école traditionnelle, ni un grand jardin communautaire. Les participants n’arrivent pas sur une parcelle préparée avec l’eau, les outils et la solution à portée de main. Ils arrivent avec un projet ou un challenge et doivent composer avec un vrai territoire : sols, forêt, eau, climat, animaux, distances, ressources et infrastructures.

Nous recherchons volontairement des conditions exigeantes. Certains participants travailleront ensuite au Labrador, au Nunavik, aux Îles-de-la-Madeleine ou dans d’autres milieux où les conditions idéales n’existent pas. Ils doivent pouvoir expérimenter ces réalités avant d’y être confrontés seuls.

Le projet comprend également un sanctuaire canin développé avec le milieu des chiens de travail, des activités liées à la vie animale, un réseau de sentiers, des projets forestiers et des possibilités d’expérimentation toute l’année, notamment en production hivernale à petite échelle.

Le mot-clé est valorisation.

Le Bootcamp ne vise pas le profit. Il vise sa maintenance, sa transmission et sa capacité à offrir durablement un véritable terrain de formation.


Critères de base

Nous recherchons :

  • un territoire agricole, forestier ou mixte;
  • un terrain diversifié et réellement exigeant;
  • suffisamment d’espace pour plusieurs expériences sans transformer toute la propriété;
  • une disponibilité à long terme;
  • la possibilité pour le gestionnaire et sa famille de vivre sur place ou dans le secteur immédiat;
  • la capacité de développer un hébergement sécuritaire pour les stagiaires;
  • des activités agricoles, forestières et animales compatibles avec le lieu;
  • de l’eau ou un accès réaliste à celle-ci;
  • un accès utilisable pendant une grande partie de l’année;
  • des bâtiments existants ou la possibilité de développer progressivement les infrastructures nécessaires;
  • la possibilité d’aménager un réseau de sentiers;
  • un environnement compatible avec l’expérimentation et le développement durable;
  • un propriétaire qui comprend que les imperfections du territoire font partie de sa valeur.

La propriété n’a pas besoin d’être prête.

Elle doit avoir quelque chose à nous apprendre.


Un Bootcamp au sens précis du terme

Le mot Bootcamp n’est pas décoratif.

Dans tous les domaines où on l’utilise, il décrit une période d’immersion pendant laquelle une personne sort de ses habitudes, confronte ses acquis à des conditions plus difficiles et développe de nouveaux réflexes.

C’est exactement notre modèle.

Les participants ne viennent pas découvrir ce qu’est l’agriculture ou la forêt. Ils suivent déjà une formation, possèdent déjà des connaissances ou s’inscrivent dans un parcours professionnel structuré.

Ils arrivent avec un objectif.

Puis le territoire commence à répondre.

L’eau n’est pas au bon endroit. Le sol n’est pas celui du manuel. La forêt fait de l’ombre. Le vent change le projet. Une pièce n’est pas disponible localement. Une culture démarre mal. La neige arrive. Un animal impose ses propres besoins.

Le problème fait partie du stage.

On ne vient pas seulement apprendre une technique.

On vient apprendre à fonctionner dans le milieu.

Ce que nous cherchons, ce n’est pas une ferme parfaite

Au contraire.

Le projet a été conçu dès le départ pour pouvoir être implanté n’importe où au Québec. Des environnements aussi différents que la Beauce et la Gaspésie ont déjà été étudiés précisément pour leurs contraintes climatiques et environnementales.

Nous ne cherchons pas à reproduire un champ-école parfaitement plat, bien drainé et exposé plein sud.

Nous cherchons un territoire qui pose des questions.

Forêt. Friche. Relief. Sols différents. Ombre. Vent. Eau. Zones humides. Secteurs secs. Courte saison. Ressources éloignées. Bâtiments existants. Anciennes cultures.

Le but n’est surtout pas de transformer tout cela en terres agricoles.

Nous voulons conserver un territoire renouvelable, capable d’accueillir pendant des années de petites expériences successives sans perdre ce qui le rend intéressant.

Certains endroits sont difficiles à cultiver ou à aménager.

C’est précisément pour cette raison qu’ils méritent qu’on s’y attarde.


Valorisation

Le mot-clé du contenu de nos stages est valorisation.

Valoriser une forêt plutôt que la considérer comme un futur champ à défricher.

Valoriser une friche plutôt que comme une terre perdue.

Valoriser l’eau disponible et comprendre ses limites.

Valoriser un bâtiment avant d’en construire un autre.

Valoriser un équipement en permettant à plusieurs projets de l’utiliser.

Valoriser une récolte en lui trouvant une destination.

Valoriser une erreur en la documentant afin qu’elle serve aux suivants.

Valoriser une compétence en permettant à l’étudiant de l’exercer avant qu’un employeur dépende de lui.

Et valoriser une propriété en lui donnant une nouvelle continuité.

Avant de transformer quelque chose, nous voulons comprendre ce qu’on peut déjà en faire.

À quoi ressemble un stage?

L’étudiant propose son propre projet ou choisit un challenge offert par le Bootcamp.

Lorsqu’il s’agit d’un stage intégré à une formation, son établissement continue de gérer le volet scolaire : objectifs, approbation, gestionnaire de stage, suivi et évaluation.

Chez nous, cette étape devient pratiquement le processus d’admission.

L’étudiant présente son projet. Nous déterminons si le territoire peut l’accueillir, quelles ressources seront nécessaires et à quelle période il doit commencer.

Puis il arrive sur place.

Il ne trouvera certainement pas une parcelle prête à cultiver.

Ce n’est pas un jardin communautaire où l’arrosoir est à vingt pieds.

L’étudiant doit comprendre son secteur, préparer son espace, trouver ou acheminer l’eau, monter son irrigation, transporter le matériel, utiliser les équipements appropriés et revoir son approche lorsque le terrain démontre que son premier plan ne fonctionne pas.

On défriche lorsque c’est nécessaire. On creuse. On construit. On mesure. On conduit. On plante. On répare.

Et on recommence.


Le droit de se tromper avant que l’erreur coûte une ferme

Une exploitation commerciale doit produire.

Une famille agricole ou forestière protège parfois un patrimoine construit pendant plusieurs générations.

Il est parfaitement normal qu’un propriétaire ne laisse pas un stagiaire expérimenter librement avec une parcelle productive, des équipements coûteux ou une méthode dont personne ne connaît le résultat.

Le Bootcamp existe précisément pour créer cet espace.

Une culture échoue? On cherche pourquoi.

Une irrigation fonctionne mal? On la reconstruit.

Une hypothèse est fausse? On la documente.

Une mauvaise décision est prise? On en mesure les conséquences.

Le but n’est pas d’éviter les erreurs. Le but est qu’elles servent à quelque chose avant qu’elles coûtent une ferme.

Un centre d’expérimentation à petite échelle

Nous ne distribuons pas simplement des parcelles.

Nous proposons des problèmes.

Comment faire pousser du bok choy sous des pins?

Comment produire des carottes jusqu’à la semence?

Comment irriguer un secteur difficile?

Comment adapter une culture à un environnement nordique?

Comment faire fonctionner une production lorsque certaines ressources normalement considérées comme acquises disparaissent?

Notre projet Agro-Spacial pousse cette logique encore plus loin en utilisant des environnements extrêmes pour obliger les étudiants à revenir aux besoins fondamentaux d’une culture.

Le rendement n’est pas toujours le résultat principal.

Comprendre pourquoi quelque chose fonctionne ou échoue est déjà une production.

Et cette expérimentation n’a pas besoin de cent hectares.

Quelques mètres carrés peuvent suffire pour répondre à une excellente question.


L’hiver fait partie du Bootcamp

La formation ne s’arrête pas lorsque la terre gèle.

La production hivernale, les cultures protégées, l’hydroponie, l’éclairage, l’énergie, l’entreposage, la conservation et les systèmes adaptés aux régions nordiques font déjà partie de certaines formations.

Les lieux où les étudiants peuvent réellement pratiquer restent pourtant extrêmement rares.

Le Bootcamp fournit ce terrain.

Nous ne cherchons pas à construire des serres commerciales de centaines de mètres. Les microcultures suffisent pour apprendre.

Quelques mètres carrés permettent de construire un système hydroponique, comparer des substrats, mesurer une consommation énergétique, tester un éclairage, gérer une solution nutritive ou observer la réaction d’une culture au froid.

Un étudiant n’a pas besoin de produire dix tonnes de laitue pour découvrir que son système consomme trop d’énergie.

Il a besoin de construire, mesurer, comprendre et recommencer.

Pour quelqu’un qui envisage ensuite de travailler dans le Nord, c’est l’occasion de découvrir ce que l’hiver change réellement avant de devoir l’apprendre seul à des centaines ou des milliers de kilomètres de chez lui.

Tout le territoire est matière à stage

Le Bootcamp ne commence pas dans le champ et ne s’arrête pas à sa clôture.

La forêt, les sols, les friches, l’eau, les bâtiments, les chemins et les infrastructures font partie du programme.

La forêt génère ses propres stages : inventaire, cartographie, suivi des peuplements, régénération, entretien, sols forestiers, biodiversité, accès et observation à long terme.

L’eau génère des projets d’irrigation, de drainage, de récupération et de gestion.

Les bâtiments doivent être entretenus et adaptés.

Les infrastructures doivent être conçues.

Les sentiers doivent être tracés, aménagés, entretenus et documentés.

Le Bootcamp travaille avec le territoire entier.

Agriculture et foresterie ne sont donc pas deux projets côte à côte. Elles sont deux façons de comprendre et de valoriser le même lieu.

 

Le sanctuaire canin fait partie du projet

Le sanctuaire n’est pas un refuge improvisé parce que nous aurons de l’espace.

Son modèle est le résultat d’une consultation étendue du milieu canin visant à identifier les besoins, les options d’accueil et les possibilités de partenariat.

Le projet travaille notamment autour de Chiots Nordiques, d’entreprises québécoises du monde canin et de groupes d’entraîneurs de chiens de travail. Des SPA et des refuges connaissent également la démarche et le type de ressource que nous développons.

Nous nous intéressons particulièrement aux working class dogs, dont les besoins en activité, stimulation, espace et entraînement correspondent parfois mal à un refuge traditionnel.

Les écoles de médecine vétérinaire, les centres de formation en vie animale et des vétérinaires ont également été sollicités afin d’intégrer des stagiaires de ces domaines.

Le sanctuaire est donc lui-même un véritable milieu de formation.


Les chiens sont dans le Bootcamp, pas autour

Les chiens vivent et travaillent sur le territoire.

Le réseau de sentiers sert aux déplacements entre les différents secteurs du Bootcamp et à l’entretien physique des chiens de travail.

Les chiens de traîneau doivent conserver leur condition à l’année. Selon la saison, ils travaillent avec l’équipement approprié, du traîneau à roues au sled.

Les mêmes sentiers deviennent donc des infrastructures agricoles, forestières, logistiques et canines.

Leur tracé et leur entretien génèrent eux-mêmes des stages.

Les chiens participent également à la socialisation du site.

Certains participants ont grandi entourés d’animaux. D’autres arrivent de la ville et ont très peu d’expérience avec un chien de travail, un animal d’élevage ou même certaines formes de faune sauvage.

Ils apprennent à vivre dans un territoire vivant.

Les chiens, eux aussi, apprennent à évoluer avec des humains très différents.

Les animaux font partie du quotidien

Tous les participants ne travailleront pas en médecine vétérinaire, en biologie ou en soins animaliers.

Tous vivront néanmoins dans un environnement où les animaux existent réellement.

Des Nez noir du Valais, des Mangalitsa et d’autres races ou espèces moins communes font partie du type de diversité animale que le projet intègre. Des possibilités plus inhabituelles, comme les wallabies de Bennett, ont également déjà été explorées.

L’objectif n’est pas de construire un zoo.

Chaque animal apporte de nouvelles questions de comportement, alimentation, soins, manipulation, aménagement et gestion.

Le Bootcamp apprend aussi à vivre avec la nature.


Tout le monde touche à tout

Un participant possède un projet principal.

Ça ne signifie pas qu’il ignore tout ce qui l’entoure.

Un stagiaire en production végétale participe à l’entretien du site.

Un étudiant en foresterie travaille dans un environnement agricole et animal.

Un étudiant en vie animale voit comment fonctionne le territoire qui nourrit et héberge les animaux.

Un stagiaire en gestion travaille avec de vraies opérations.

Les disciplines restent distinctes.

Le territoire, lui, ne l’est pas.

Documenter fait partie du travail

Dans une ferme commerciale, personne n’a nécessairement le temps d’attendre qu’un stagiaire installe une caméra pour filmer comment il pelle du fumier.

Chez nous, il doit pouvoir le faire.

Les participants photographient leurs projets, se filment, prennent des mesures, préparent leurs rapports et produisent les documents demandés par leur établissement.

Le Bootcamp fournit donc du Wi-Fi et des espaces permettant de rédiger, traiter des données, monter une vidéo et rencontrer un gestionnaire de stage à distance.

Reels, TikTok et autres formats font également partie des outils permettant d’apprendre à présenter son travail.

L’objectif n’est pas de fabriquer des influenceurs.

Il faut apprendre à montrer ce qu’on a réellement fait.

Une récolte doit avoir une destination

Le Bootcamp ne produit pas pour produire.

Si un étudiant récolte des radis chinois, quelqu’un doit les recevoir.

Restaurant, organisme communautaire, cuisine collective, transformateur ou autre partenaire : lorsqu’une formation comprend du marketing, de la gestion ou de la logistique, cette partie doit elle aussi être mise en pratique.

Le participant planifie donc le conditionnement, l’entreposage, le transport et la livraison.

Lorsque ce volet ne fait pas partie de sa formation, le Bootcamp prend le relais.

Nous développons pour cette raison un petit système de distribution, directement ou avec des partenaires, à l’échelle réelle de ce que les étudiants produisent.

Il sert à valoriser les récoltes et à éviter le gaspillage.

Il n’est pas notre modèle d’affaires.

Une mauvaise récolte ne met pas le Bootcamp en danger.


Notre produit principal est la formation

Le Bootcamp ne dépend pas du nombre de tonnes de légumes qui quittent le terrain ni du volume de bois récolté.

Son activité principale est l’expérience pratique.

Chaque année, des milliers d’étudiants doivent réaliser des stages liés à leur formation, et beaucoup ont besoin de l’aide de leur établissement pour trouver un milieu capable de les accueillir.

Nous ajoutons une possibilité supplémentaire.

Et surtout, une possibilité où l’étudiant peut arriver avec son propre projet.


Les établissements continuent de gérer leurs stages

Nous ne créons pas une nouvelle école.

Les cégeps, collèges, centres de formation et autres établissements possèdent déjà leurs responsables de stage, leurs critères, leurs objectifs et leurs systèmes d’évaluation.

Ils continuent d’encadrer leurs étudiants.

L’établissement détermine ce que l’étudiant doit apprendre. Le Bootcamp détermine s’il peut lui fournir les conditions pour le faire.

Nous pouvons également travailler avec les établissements lorsqu’une expérience particulière permet d’élargir ou d’enrichir un stage.


Des mentors et une communauté qui reste

Le Bootcamp développe aussi un réseau de mentors.

Les participants peuvent solliciter des professionnels associés au projet lorsqu’ils souhaitent un accompagnement supplémentaire.

Comme tout bon maître, le mentor choisit les projets et les personnes auxquels il veut consacrer son temps.

Les étudiants en gestion agricole, administration, législation et domaines connexes participent également au fonctionnement du centre.

Une coopérative virtuelle leur permet d’expérimenter une véritable structure organisationnelle sans mettre une vraie entreprise en danger.

Conseil d’administration, membres, budgets, règlements, assemblées, votes et projets peuvent être reproduits sur ordinateur.

Les participants peuvent continuer à y contribuer depuis chez eux après leur passage et transmettre leur expérience aux cohortes suivantes.

Un Bootcamp aussi pour le monde du travail

Le centre n’est pas réservé aux étudiants.

Un producteur peut y envoyer des employés pour les préparer avant une saison.

Une personne expérimentée peut venir remettre certaines compétences à niveau.

Le projet est également ouvert aux centres et organismes qui accompagnent des décrocheurs, des personnes ayant des difficultés ou des troubles d’apprentissage et des personnes qui cherchent un autre chemin vers le marché du travail.

Pour certains, apprendre dans une classe fonctionne mal.

Mettre les mains sur un vrai problème, travailler dehors, s’occuper d’un animal, monter une irrigation, entretenir un sentier ou contribuer à une équipe peut faire ressortir des capacités qu’un parcours plus traditionnel n’a jamais permis de valoriser.

Ces présences restent encadrées par les organismes responsables.

Nous ne remplaçons ni l’école, ni les services d’emploi, ni les organismes spécialisés.

Nous leur donnons un véritable territoire sur lequel leurs participants peuvent prendre de l’expérience.


Le modèle financier est simple

Le Bootcamp ne vise pas le profit.

Il vise sa maintenance durable.

Nous utilisons les outils déjà disponibles autour de la formation, de l’emploi et de la relève : stages financés, aides à l’embauche, programmes gouvernementaux, subventions pertinentes, partenariats institutionnels, fournisseurs et commanditaires.

Ces ressources font elles-mêmes partie de ce que les participants doivent découvrir.

La vie agricole et forestière, ce n’est pas seulement savoir cultiver ou utiliser un équipement.

C’est savoir où trouver une pièce, qui appeler, quel programme peut aider, comment financer un projet, quels fournisseurs existent et comment construire un réseau professionnel.

Le Bootcamp n’offre pas seulement des outils. Il apprend où trouver ceux qui manquent.

Chaque projet doit également assumer ses propres besoins.

Un participant qui propose une expérience nécessitant des ressources particulières doit prévoir comment elles seront obtenues : financement, commanditaire, fournisseur, partenaire ou client potentiel.

Le centre fournit le territoire et des ressources communes.

Il ne finance pas automatiquement chaque idée.


Pourquoi nous ne cherchons ni à acheter ni à louer

Le foncier ne doit pas dévorer la mission.

Si une grande partie du budget sert à acheter une propriété ou à payer un loyer important, cet argent ne sert plus à former, héberger, équiper et accompagner les participants, entretenir le territoire ou prendre soin des animaux.

Nous cherchons donc une autre formule : don, prêt à long terme, partage, legs, partenariat ou mise à disposition sans coût foncier important.

Mais ce choix dépasse la question financière.

Le Québec compte énormément de terres agricoles et forestières sous-utilisées. Toutes ne retrouveront pas une activité durable au cours des prochaines décennies.

Encore moins pourront dire qu’elles ont directement contribué à former les prochains agriculteurs, forestiers, techniciens et professionnels du territoire.

Une propriété confiée au Bootcamp ne reçoit donc pas simplement une nouvelle occupation.

Elle reçoit une nouvelle fonction.

Des cohortes successives y apprennent leur métier, y expérimentent, y documentent le territoire et emportent ensuite cette expérience ailleurs.

Le projet est aussi conçu pour continuer après ceux qui l’auront créé.

Une autre famille, une coopérative, un organisme ou une nouvelle génération de gestionnaires doit pouvoir prendre la relève.

Nous ne cherchons pas seulement une terre où commencer. Nous cherchons un territoire auquel donner une nouvelle vie et une utilité qui pourra continuer après nous.


Le projet est encore ouvert aux partenaires

Nous cherchons d’abord le territoire qui permettra au Bootcamp de passer de la conception à l’implantation.

Mais cette période sert également à construire le réseau qui l’entourera.

Rien n’est encore coulé dans le béton.

Les grands principes du Bootcamp sont définis : formation pratique, agriculture, foresterie, vie animale, expérimentation, valorisation, sanctuaire canin et travail sur un territoire exigeant.

La façon de les mettre en œuvre reste toutefois ouverte aux collaborations.

Établissements d’enseignement, organismes communautaires, entreprises agricoles ou forestières, fournisseurs, professionnels du monde animal, vétérinaires, entraîneurs, employeurs, spécialistes techniques et autres organisations peuvent participer au développement d’une partie du projet.

Un partenaire peut apporter du matériel, une expertise, un projet de stage, un besoin concret à résoudre, une possibilité de distribution, une formation spécialisée ou simplement une idée qui mérite d’être intégrée pendant que le centre se construit.

Nous préférons avoir ces discussions maintenant, alors que les infrastructures, les méthodes de travail et les partenariats peuvent encore être conçus ensemble, plutôt qu’une fois tout décidé.

Nous cherchons un territoire, mais nous construisons aussi l’écosystème qui vivra autour.

Ce qui manque maintenant : le territoire et ceux qui veulent construire avec nous

Le projet bénéficie déjà de discussions, d’accompagnement et d’intérêt dans les milieux de l’enseignement, de l’agriculture, de la foresterie, de la vie animale et du monde canin.

Les formations existent.

Les étudiants existent.

Les stages existent.

Les besoins existent.

Les projets existent.

Les partenaires potentiels existent.

Ce qui manque maintenant, c’est le lieu qui permettra de réunir tout cela — et les partenaires qui souhaitent participer à sa construction pendant qu’il est encore temps d’en influencer l’évolution.

Nous avons volontairement choisi de ne pas figer une structure complète autour d’un territoire qui n’a pas encore été choisi.

Lorsque nous l’aurons trouvé, nous pourrons arriver auprès des établissements, organismes, entreprises et fournisseurs avec quelque chose de concret :

Voici le lieu. Voici ce qu’il nous impose. Voici ce qu’il nous permet. Maintenant, construisons autour.

Références et ressources

Le Bootcamp s’appuie sur des modèles de formation, de stages, d’incubation agricole, de relève et de développement des compétences déjà présents au Québec. Les ressources suivantes permettent d’explorer cet écosystème. Leur présence dans cette liste n’implique pas une association ou un partenariat officiel avec le projet.

Formation et stages

Gouvernement du Québec — Formation en agriculture
Présentation des parcours de formation initiale et continue, de la reconnaissance des acquis et du Programme d’apprentissage en milieu de travail. La page recense également plusieurs ressources québécoises de formation agricole. Gouvernement du Québec
Formation en agriculture – Gouvernement du Québec

Gouvernement du Québec — Stages étudiants
Cadre général des stages intégrés aux programmes d’études : observation, acquisition ou mise en œuvre de compétences, conventions de stage et responsabilités des établissements et milieux d’accueil. Gouvernement du Québec
Stages étudiants – Gouvernement du Québec

Institut de technologie agroalimentaire du Québec — ITAQ
Établissement spécialisé en formation technologique agroalimentaire, offrant notamment des DEC, de la formation continue, de la recherche et du transfert technologique. Gouvernement du Québec
Institut de technologie agroalimentaire du Québec

Inforoute de la formation professionnelle et technique
Répertoire québécois des programmes professionnels et techniques, notamment en agriculture, travaux agricoles et soins animaliers. Inforoute FPT
Inforoute FPT

Main-d’œuvre et développement des compétences

AGRIcarrières
Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole consacré à l’emploi, au développement des compétences, à la formation et aux ressources humaines du secteur. AGRIcarrières
AGRIcarrières

Collectifs régionaux en formation agricole — UPA
Réseau régional de soutien à la formation continue des producteurs et employés agricoles, issu d’une collaboration entre plusieurs acteurs gouvernementaux, l’UPA et AGRIcarrières. Union des producteurs agricoles
Accompagnement en formation – UPA

Relève, accès à la terre et accompagnement

L’ARTERRE
Service québécois de maillage entre aspirants-agriculteurs, producteurs et propriétaires fonciers. Il accompagne notamment les projets de reprise, location, partenariat et valorisation de terres ou d’actifs agricoles. L’ARTERRE
L’ARTERRE

Fédération de la relève agricole du Québec — FRAQ
Ressources destinées à la relève, notamment un répertoire actualisé regroupant des dizaines d’organisations, programmes financiers, bourses et outils liés au démarrage et au transfert d’entreprises agricoles. Fédération Agricole du Québec
Répertoire des programmes d’aide – FRAQ

Gouvernement du Québec — Devenir agriculteur
Portail regroupant formation, accompagnement, financement, démarrage, transfert et ressources destinées à la relève agricole. Gouvernement du Québec
Devenir agriculteur – Gouvernement du Québec

Incubateurs et motels agricoles

Réseau Racines
Réseau québécois consacré aux incubateurs d’entreprises agricoles et aux motels agricoles. Son répertoire permet de découvrir différents modèles d’incubation, de mutualisation des ressources et d’accompagnement de la relève. Réseau Racines
Réseau Racines – Répertoire des incubateurs et motels agricoles

Motel agricole des Basques — Trois-Pistoles
Exemple concret de motel agricole donnant accès à des parcelles et à des infrastructures partagées : serre, rangement, espaces de travail, chambre réfrigérée et possibilités de mise en marché. MRC des Basques –
Motel agricole des Basques

Gouvernement du Québec — Incubateurs, motels et fermes collectives
Présentation officielle de différents modèles de mutualisation agricole. Le gouvernement distingue notamment l’incubateur, qui met temporairement des actifs à disposition de la relève, du motel agricole, qui mutualise des actifs de production de façon permanente. Gouvernement du Québec
Partage de matériel et de main-d’œuvre agricoles – Gouvernement du Québec

CRAAQ — Les modèles d’économie sociale en agriculture
Guide consacré aux coopératives, OBNL, fermes collectives, incubateurs, motels agricoles et autres modèles de mutualisation. CRAAQ
Les modèles d’économie sociale en agriculture – CRAAQ

Foresterie et gestion du territoire

Ministère des Ressources naturelles et des Forêts — emplois et stages
Le MRNF accueille des étudiants et stagiaires dans différents métiers reliés à la foresterie, à l’aménagement, aux ressources naturelles et à la gestion du territoire. Gouvernement du Québec
Emplois et stages au MRNF

Gouvernement du Québec — Technicien en foresterie et gestion du territoire
Portrait des activités professionnelles reliées à la connaissance, l’aménagement, l’utilisation, la conservation et la gestion durable des ressources forestières et du territoire. Gouvernement du Québec
Foresterie et gestion du territoire – Gouvernement du Québec

Financement et relève

La Financière agricole du Québec — Appui financier à la relève agricole
Programmes, documentation, outils de planification et modèles de plans d’affaires destinés à l’établissement et au développement de la relève agricole. La Financière agricole du Québec
Appui financier à la relève agricole – FADQ

Gouvernement du Québec — Soutien financier pour la relève agricole
Point d’entrée vers les programmes du MAPAQ, de La Financière agricole et d’autres mécanismes d’aide à l’établissement. Gouvernement du Québec
Soutien financier pour la relève agricole

Financement et sociofinancement

La Ruche — financement participatif et financement additionnel
Plateforme québécoise de sociofinancement permettant de lancer une campagne publique tout en donnant accès, selon l’admissibilité du projet, à des programmes de financement additionnel provenant de partenaires publics, municipaux et privés. Ces contributions peuvent prendre la forme de prêts, de bourses ou de subventions et viennent bonifier les sommes recueillies auprès de la communauté. La Ruche accompagne également les porteurs de projets dans la préparation et le déroulement de leur campagne. Finadd

Plusieurs programmes rejoignent directement certains volets du Bootcamp. Le Fonds Mille et UN, une initiative du Secrétariat à la jeunesse du Québec et de La Ruche, soutient les projets destinés principalement aux 15 à 29 ans dans des domaines comprenant notamment l’éducation, l’emploi, l’entrepreneuriat et l’environnement. Il peut offrir une contribution additionnelle équivalente à l’objectif de campagne, jusqu’à concurrence de 100 000 $, lorsque les conditions du programme sont respectées. Finadd

La Ruche propose aussi des programmes touchant les coopératives, l’économie circulaire et différents projets régionaux. Le Fonds ImpACTE, lorsqu’il est ouvert aux dépôts, vise notamment les collectivités durables, la protection de la biodiversité, les systèmes alimentaires durables et la transition socioécologique. Les programmes disponibles et leurs périodes d’admissibilité évoluent dans le temps. Finadd

La Ruche — programmes de financement additionnel
Fonds Mille et UN pour la jeunesse
Fonds ImpACTE